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samedi 7 octobre 2017

Dans la série "textes"

Je veux vous présenter un de mes derniers textes. Inspiré lors de mes dernières vacances où face au spectacle de l'Océan, j'ai vu naître ces quelques lignes :


Méditation Océane



Haïcku :

Au soir de sa vie

Un homme face à la mer

Il est mon autre ...


J’ai vécu mille vies et je n’ai plus d’âge. Face à l’océan qui mugit, je suis le sable sur lequel la vague vient s’étendre. Comme une amante, elle sait se faire tendre et langoureuse. Certains soirs dans ses colères, elle vient frapper ce rocher que j’incarne parfois, et laisse éclater sa détresse devant ma tranquille sérénité.  
J’existe dans mille aspects, et dans le flot de mes vies passées, je suis l’espoir de cette femme de marin attendant sur le rivage le retour de son homme, d’un fils ou d’un frère. Cette mémoire subsiste encore dans la roche des nombreux calvaires érigés avec ce savoir-faire des bâtisseurs.


Lorsque j’entends le cri des oiseaux de mer, je deviens cette mouette rieuse qui plane à la surface de l’Océan en quête d’un menu fretin pour sa subsistance. Elle pique et se pose à la surface du rouleau puis plonge avant que le ressac ne l’emporte. Cette houle nourricière lui apporte sa pitance dans les petits éléments qui flottent en son sein.


Mais je me retrouve aussi dans ce capitaine qui scrute l’horizon en vue d’une nouvelle « terra incognita ».  Ce goût de l’aventure est toujours mien. Je suis libre et avide de découvertes. Que personne ne cherche à me mettre en cage, les barreaux de la prison ne résisteraient pas à la force de ma pensée et aux rêves qui m’habitent. Que je revête le « Kãsãya » ocre rouge et safran du moine bouddhiste ou le kimono de soie de la Geisha, je suis cette voix qui vous parle et vous inspire. Dans mes silences, je suis encore auprès de vous et dans les moments où tout vous semble perdu et vain, je suis celui qui vous donne la force de marcher encore. Vous me trouverez dans le sourire d’une inconnue ou les yeux d’un animal, dans le bourgeon qui éclot au printemps ou ce coucher de soleil qui vous enchante.  Entrez dans votre cœur, laissez vos peurs et vos angoisses. Vous me retrouverez … vous vous retrouverez …


Je suis encore sur la plage. Au soir de ma vie, il est temps pour moi de partir. Ne soyez pas tristes je saurais encore vous surprendre en dessinant des arcs en ciel dans votre  ciel ...


Je suis cet autre qui dort en vous et qui illumine votre chemin. …


Le 27 09 2017


Mathilde

jeudi 29 décembre 2016



 Peur enfantine, lourd pressentiment

 

 

Haïku : Une maison au fond des bois

Le Tictac de toute une vie  ….





Je ne saurais dire où se trouve ce lieu, ni combien nous étions ce jour-là, mais il est des instants qui se gravent dans une mémoire d’enfant.
Nous avions traversé une forêt, et, arrivés à la lisière du bois, un homme est venu à notre rencontre. Appuyé sur un bâton, courbé par le poids des travaux de la terre, il présentait le visage de ceux qui vivent au grand air, ce rouge écarlate si caractéristique. Ses yeux laissaient échapper des larmes qu’il essuyait discrètement du revers de la manche.  Était-ce le froid vif de cette fin d’automne ou une peine cachée qui ne demandait qu’à jaillir ? J’ai vu les grands parler doucement avec des mots que je ne pouvais comprendre et il nous a invités à le suivre. Après avoir emprunté un chemin de terre nous sommes arrivés devant une porte qui s’est mise à grincer lorsqu’il l’a poussée. Nous avons pénétré à l’intérieur d’une grande pièce où brûlait un feu de bois.  La danse des flammes sur les murs blanchis à la chaux animait toute la pièce. Une odeur de résine flottait dans l’air. De minuscules fenêtres donnaient sur l’extérieur. J’entends, aujourd’hui encore le tictac de la grande horloge. Fascinée par ce meuble étrange je regardais le balancier qui scandait les minutes et les secondes….



Quelle ne fut pas ma surprise, de voir, en me tournant un peu, un lit couvert d’un gros édredon, dans lequel reposait une dame très âgée.

Elle semblait avoir du mal à respirer et ses mains jointes et très ridées étaient croisées sur un chapelet. Une coiffe laissait échapper quelques rares cheveux fins et blancs comme neige.  Sa bouche murmurait des paroles pour elle seule et je me demandais quel mystère elle pouvait se raconter. Au fond de ce décor, la pendule rythmait inlassablement cette fin d’après-midi. Un cercle bienveillant s’était formé autour du lit. Je les observais, ne sachant comment me tenir car ils baissaient tous la tête, comme en prière.  Le tictac se poursuivait comme un Mantra et remplissait toute la pièce … Je suppliais intérieurement ma mère de partir, en proie à une terreur sourde qui montait alors en moi.  C’est alors qu’une dame est arrivée avec une valise et nous a demandé de sortir. Nous avons pris congé et fait le chemin retour …



Quelques jours plus tard lorsque mon grand-oncle est venu chez ma marraine tout vêtu de noir elle lui dit : ça y est » ? et, comme si elle venait de recevoir un coup en pleine poitrine je l’ai entendu dire « Mon Dieu » ! Une vie qui s’évapore dans le tictac monotone et incisif d’une pendule, ça laisse des souvenirs impérissables ….  


     Mathilde Avril

Et pour terminer je voudrais vous faire entendre une chanson de notre Ami Shankar Prat qui nous emmène dans la cabane au bord du bois là où reposent des souvenirs











vendredi 23 décembre 2016

Une page se tourne




Une nouvelle année se termine et quelle année ! .... avec sa symbolique numérologique en 9 (2016 2+1+0+6=9) ... une année de fin de cycle qui va bientôt ouvrir sur un portail de renaissance en 1 01//2017 (2+0+1+7=10 soit 1 ..... le premier jour de 2017 sera un grand et un beau jour .... et je compte sur vous pour l'accueillir dignement.

J'espère que vous avez fait le ménage dans vos vies et que vous vous êtes débarrassé de ces choses qu'on accumule au fil des ans et qui ne servent à rien. Mais pas que,  ces vieilles habitudes que nous avons  parce qu" il en a toujours été ainsi ". Alors respirez et osez être vous même tout simplement loin du mental et de l'ègo qui nous empoisonnent et nous emprisonnent dans des carcans qui empêchent tout mouvement et épanouissement... mais je ne voudrais pas vous dicter votre attitude car chacun  sait ce qui est bon pour lui. En bref si vous ne le saviez pas 2017 sera une grande année. Pour ma part j'ai laissé mes peurs et mes doutes et je découvre la joie " d'être " tout simplement.


 Je viens aujourd'hui vous présenter mes recherches de l'année 2016. J'ai un peu délaissé mes pinceaux et couteaux. Au mois de Mai je découvre la fabrication des attrapes rêves avec une artiste stéphanoise à la galerie Rêves d'Afrique : issue de la  culture amérindienne ces porte bonheurs pleins de charme sont censés piéger vos cauchemars et les dissiper à la lumière du soleil. Alors j’en veut encore et j'adore !



  J 'ai retrouvé entre autre le plaisir de la calligraphie au mois de juin grâce à Marie Ange Guesney ( vous pouvez retrouver sa page sur Facebook et quelle page ... mais je vous laisse la découvrir)....





 Au mois de juillet une démonstration de fabrication de pâte à papier m'incite à pratiquer (du tissu à moustiquaire tendu sur un cadre, quelques éponges et chiffons, un bac acheté à la Foir'fouille et c'est parti ...) A la belle saison le travail sur mon balcon fut très agréable et fructueux, un tri des documents archivés et inutiles m'a approvisionné en matière première ....




 Une expo chez les artistes de Marols ( équipe sympathique, pleine d'ambition et de belles initiatives du 07 au 22 juillet



Le mois d'aout et la joie de ces activités nouvelles pour moi, mes premiers essais de calligraphie sur mon papier artisanal, attention les imperfections mais rien que du plaisir ....
Quant aux attrapes rêves, ils ont fait le bonheur de mes amis et connaissances qui les ont reçus en cadeau .....
Comme le temps passe vite au hasard de mes lectures j'ai découvert la calligraphie tibétaine et... je fut séduite. Vibrante et animée comme des notes de musique, je l'ai tracée avec délice sur mes toiles carrées de 40/40 ( deux en même temps et synchronisées) puis je me suis essayée à une toile de 40/80 ... et j'adore ! lorsque je manquais un peu d'inspiration, je me disais : " ce n'est pas grave, sans doute vais je vers  autre chose " Les artistes ... n'avez vous jamais ressenti ces "creux de vagues" où rien ne vient ??? C'est alors qu'il faut nourrir l'esprit : Expos, nouvelles découvertes, et un jour le robinet à idées s'ouvre et "Euréka" !

 


 Nous sommes en décembre et beaucoup de choses sont venues embellir nos vies, mais nous n'oublierons pas de tristes évènements qui viennent ternir l'éclat de ces beaux instants, lorsque ces nouvelles tombent comme un couperet et viennent nous glacer le sang ... Cependant je crois que les temps changent et j'ose croire en de beaux jours à venir où l'amour le partage, la joie et la paix viendront illuminer nos vies ....



Je vous propose d'écouter notre Ami Shankar Prat sur cette vidéo que j'ai eu plaisir à composer avec les images de ce que je viens de vous conter ... Sa chanson "j'ai foi " rejoins mon espoir profond d'un monde meilleur pour demain ; car demain c'est déjà aujourd'hui .... bien à vous toutes visiteurs et visiteuses qui me faites le plaisir de suivre ces articles que j'écris pour vous dans le plus grand plaisir ....



Mathilde Avril le 23/12/2016